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Publié par Maître ZEN

L’ennui, ce sentiment de vacuité qui nous assaille parfois, et que nous fuyons par tous les moyens, serait-il en fait un outil essentiel pour trouver le bonheur ? Les explications de la psychothérapeute Odile Chabrillac.

 

 

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Vous défendez l’ennui avec ferveur. C’est pourtant un sentiment assez désagréable. En quoi est-il primordial selon vous ?

Odile Chabrillac : La frénésie de nos vies nous empêche d’accéder au bonheur. Nous ne nous laissons pas d’espace pour le questionnement. Ce questionnement existentiel qui permet de trouver notre route pour être heureux. L’ennui génère un espace pour ce questionnement.  Car nous vivons en apnée. Nous avons l’illusion de courir derrière le bonheur, mais nous sommes comme des hamsters qui tournent en rond dans leur cage. Nous ne savons – ou nous n’osons pas - nous arrêter. 

 

 

Mais n’est-ce pas ce que nous faisons lorsque nous paressons, qui est au contraire un moment plutôt agréable ?

Non, car contrairement à la paresse ou à l’oisiveté, l’ennui est un espace de non-faire, voire de non-être. C’est une rupture dans notre manière d’être qui nous déstabilise. Un espace perçu comme pénible, terne, qui crée le malaise. La première confrontation avec l’ennui n’est donc pas agréable. Mais on peut l’apprivoiser. C’est un pas de coté qui nous permet d’intégrer notre vie dans sa réalité. C’est parce que l’ennui va nous enrichir de nous-mêmes qu’il peut devenir un endroit de construction du bonheur. 

 

Qu’entendez-vous par « apprivoiser l’ennui » ?

L’ennui est un souci tant qu’on y résiste. Dès lors qu’on le laisse nous envahir, cela devient du lâcher-prise. C’est la différence entre le vide vide – dénué de sens - et le vide plein : une vacuité, un accroc dans le temps auquel on donne du sens. Prenez l’exemple d’un enfant qui s’ennuie. C’est un moment riche au cours duquel il développe son imagination et  sa créativité. Il ne faut pas vouloir occuper à tout prix les enfants ! 


 

Comment faire pour apprivoiser l’ennui ?

Vous pouvez par exemple vous asseoir dans un fauteuil et regarder les aiguilles de votre montre tourner pendant cinq minutes. Le but  de cet exercice est de se confronter au temps. De prendre conscience de son élasticité. Ensuite, il s’agit de s’interroger sur l’angoisse que cela suscite en nous. Une autre façon d’apprivoiser l’ennui consiste à se passer de son téléphone pendant une journée. Car nos portables deviennent des objets transitionnels que l’on manipule pour combler les temps morts de nos journées. Réapprenez à prendre le bus sans tripoter votre téléphone pendant tout le trajet. Regardez donc par la fenêtre, appréciez la vacuité du temps, et laissez vagabonder votre esprit !

 

 


Caroline Langlois

 

A lire

Petit éloge de l’ennui
Odile Chabrillac - Jouvence Editions

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