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Publié par Maître ZEN

On a beau savoir que la clé du bonheur réside dans l'instant présent, le passé n'a de cesse de hanter nos pensées. Eprouver des regrets, de la nostalgie ou tenter de remiser le passé au placard n'y change pas grand-chose. Il vient s'immiscer dans nos relations amoureuses et notre vie professionnelle, et pas toujours pour le meilleur ! Comment s'en libérer ? Découvrez nos pistes.

Un ex qu'on aimerait n'avoir jamais rencontré, une soirée d'anniversaire qu'on préfèrerait oublier, des mots qu'on n'aurait jamais dû prononcer… Ils sont nombreux les épisodes qu'on souhaiterait effacer de notre mémoire, un peu comme dans le film "Eternal Sunshine of the Spotless Mind". Mais dans la "vraie vie", ce n'est pas si simple. La preuve, ils refont parfois surface sans crier gare : un nouvel amoureux qui adore Hitchcock comme votre ex, une amie qui vous invite dans sa maison de campagne à côté d'un patelin où vous avez passé les pires années de votre vie… Alors comment on s'y prend avec les souvenirs pour éviter l'effet boomerang ?

 

 

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Mais qu'est-ce que le passé en réalité ?

Le passé n'est pas constitué d'unités d'informations, auxquelles nous aurions librement accès. Chaque événement que nous vivons nous transforme définitivement, particulièrement ceux chargés d'émotions. Un phénomène qui s'explique par les neurosciences.

"Il existe un lien entre la mémorisation et les émotions, qu'elles soient agréables ou désagréables" explique Jean-Louis Monestés, docteur en psychologie et psychothérapeute. D'un point de vue adaptatif, on se souvient d'événements inhabituels associés à un danger, de façon à être en alerte si une situation analogue se représente, pour ne pas commettre les mêmes erreurs.

A l'inverse, d'autres évènements plus agréables jouent le rôle de renforcement. On se souvient bien des lieux, des personnes, des situations qui sont associés à un sentiment de bien-être et à une sensation de sécurité. S'en souvenir permet de chercher à les reproduire. En règle générale, ce qui est de l'ordre du banal ou devenu habituel, suscite peu d'émotions, nous marque moins.

Regretter ou tenter d'oublier : deux impasses

Echecs, ruptures, voyages qui se transforment en cauchemar… Face à des souvenirs douloureux, il existe généralement deux types de comportements :

  • Certaines personnes cultivent une certaine nostalgie : à la clé des regrets, des remords, c'est le temps des "si j'avais su" ou "j'aurais dû", avec le vain espoir de reconstruire le passé.
  • D'autres procèdent plutôt par évitement, mobilisant une énergie incroyable pour oublier, comme si ça n'avait pas existé. Ce qui a pour effet de produire le résultat inverse : plus on concentre son attention sur un souvenir dans le but de l'oublier, plus il revient en force malgré nous. En cherchant à effacer un souvenir, on le renforce. En cherchant à le supprimer, on nourrit le feu.

Mais il existe une 3ème voie.

Nos souvenirs sont de bons guides

"Nous sommes tous plus ou moins piégés par l'illusion que nous pouvons contrôler nos souvenirs" déclare Jean-Louis Monestés. Or, plus nous tentons de maîtriser l'impact de "l'ancien" sur nos vies et moins nous laissons de place au nouveau. Il y a comme une sorte de compétition entre les deux…

Nos souvenirs ne sont pas nos ennemis, lutter contre eux ne peut que nous empêcher d'avancer. "A l'opposé de cette fâcheuse habitude que nous avons tous, nous pouvons cesser de considérer nos souvenirs comme nos ennemis, et en accepter la trace que nous en portons, pour s'apaiser" propose le psychologue. Le but est de prendre conscience de nos pensées, de nos émotions et donc de nos souvenirs même les plus désagréables. Ce faisant, il est possible de parvenir à une régulation émotionnelle.

En ce qui concerne des souvenirs dits "traumatiques" (viols, accident, etc.) il est absolument recommandé de faire appel à un professionnel. De nouvelles thérapies dites "thérapies de la pleine conscience" et "thérapie d'acceptation et d'engagement" donnent de bons résultats. Toutefois pour les souvenirs plus anodins, néanmoins capables de parasiter notre vie, voici quelques pistes intéressantes à suivre.

Faire la paix avec son passé en pratique

1. Acceptez les souvenirs, comme faisant partie de vous.

Une musique qui vous rappelle votre ex, une robe sur une collègue qui vous évoque celle qui vous a piqué votre projet…
Cet événement a réellement fait partie de votre vie, et il vous a sans doute transformé(e). L'idée principale consiste à faire corps avec ses souvenirs. Ce qui demande de prendre pleinement conscience des vagues qu'ils créent encore en vous, et c'est le plus difficile. En se laissant traverser, sans s'y identifier, il est possible de prendre du recul.

2. Cessez d'éviter les situations en lien avec ce souvenir.

Un lieu, un livre, un centre d'intérêt… de nombreux éléments sont reliés à un souvenir douloureux. Eviter d'être en contact demande de mobiliser beaucoup d'énergie en réalité. Lâchez prise et si vous vous y retrouvez confrontés, rien ne vous empêche d'y associer de nouvelles sensations, émotions…positives cette fois !

Catherine Maillard

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