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Publié par Maître ZEN

Parvenir à envisager avec calme un événement intime angoissant et éprouvant… Notre journaliste, confrontée au départ prochain de son fils unique, a tenté de relever le défi, en rencontrant quatre thérapeutes spécialisés en développement personnel. Une expérience inspirante.

 

 

 

Sommaire
  • Avec la méthode Vittoz
  • Avec la psychologie transpersonnelle
  • Avec la programmation neurolinguistique
  • Avec la visualisation

 

Je n’ai pas eu à chercher longtemps ma problématique. S’il y a une pensée qui me prive de toute objectivité, c’est bien le départ probable de mon fils unique, l’année prochaine, pour suivre ses études à mille kilomètres de la maison. Anxiété, tristesse, bouffées d’angoisse… sont quelques-unes des émotions qui viennent parasiter mon désir, pourtant bien réel, de le voir s’épanouir et se réaliser dans sa nouvelle vie d’étudiant et d’homme. Premier défi : apaiser le maelström émotionnel que soulève cette perspective !

 

 

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Avec la méthode Vittoz

Je fais le vide en moi

« La méthode Vittoz met l’accent sur la juste réceptivité et l’accueil des sensations, m’explique Martine Mingant, psychothérapeute. L’exercice proposé aide à arrêter la pensée, donc l’angoisse. Cette mise au repos de notre cerveau permet de redevenir pleinement présent à soi-même. » Pour la pratique, j’ai besoin d’un petit caillou et d’être seule, au calme. Le caillou est posé près de moi, sur mon bureau.

 

Première phase : debout, les bras le long du corps, je respire par le nez, relâche cou et épaules, et j’eff ectue quelques grimaces pour détendre mon visage. En pensant à ma problématique, je fais maintenant le point sur trois niveaux : corporel (c’est un fait, je me sens plus détendue), mental (je n’ai pas d’idées parasites) et émotionnel (mon anxiété est bien présente !). Je dois qualifi er d’un mot mon état global : « anxiété » fuse…

Deuxième phase : j’attrape le caillou et je me concentre sur sa couleur, sa forme, son poids, sa température… Je le fais rouler dans ma main, le redessine du bout des doigts, je constate qu’il tiédit, sa surface est lisse, douce… Au bout de plusieurs minutes, je me repose la question : quel mot qualifie mon état global ? « Vide » s’impose à moi. En eff et, tout entière dans la sensation, je me sens vide de toute émotion ou pensée.

 

Martine Mingant me conseille de recourir à cet exercice plusieurs fois par jour (en prenant ma douche, en épluchant un fruit…), afin de prendre l’habitude d’« être en sensation ». Je décide de garder ce caillou avec moi.

 

 

Avec la psychologie transpersonnelle

Je reviens à la réalité

 

« La psychologie transpersonnelle prend en compte la dimension spirituelle de l’individu, expose Bernadette Blin, psychothérapeute. En nous, l’ego et le soi se livrent bataille pour prendre le dessus. L’ego est l’idée que nous avons de nous, le soi, notre être profond qui existe au-delà de nos peurs. L’exercice que je propose, appelé le “mandala de l’être”, nous aide à nous relier au soi. »

 

Je découpe cinq morceaux de papier sur lesquels j’écris en lettres capitales les cinq mots suivants : « maintenant », « le futur », « le passé », « autre », « moi ». Je les pose en quadrant sur le sol. Au nord, le futur. Au sud, le passé. À l’ouest, moi. À l’est, autre. Enfin au centre, maintenant. Je formule mon désir à haute voix : « Envisager sereinement le départ de mon fils. » Puis la réalité présente : « Lorsque j’y pense, je sens le sol se dérober sous mes pieds… » J’énonce ensuite les « histoires » qui sous-tendent ma « réalité » : « Un, mon fils est trop jeune pour se couper de sa famille. Deux, il va terriblement me manquer. » Je me place au centre du mandala et respire profondément, les yeux fermés. Puis, en me déplaçant vers l’est, « autre » (mon fils, puisque ma croyance le concerne), j’exprime mes convictions à haute voix : « Il est trop jeune pour quitter la maison, il va me manquer. » Comment est-ce que je me sens ? La réponse ne tarde pas : je me sens littéralement aspirée vers le sol. Je reste dans cette sensation désagréable, pour ressentir sa négativité.

Vient ensuite la question de Bernadette Blin : « Ce postulat est-il “vraiment vrai” » ? Je réponds : « Oui et non. » La thérapeute tranche : « S’il n’est pas vrai à 100 %, alors il n’est pas vrai ! » Je réalise peut-être pour la première fois que ce que je prenais pour une vérité irréfutable n’est qu’une croyance. Retour au centre du mandala : j’accepte de lâcher celle-ci, et Bernadette Blin me demande comment je me sens sans elle. Pas de doute : tout me paraît plus simple soudain, j’ai l’impression d’être légère. Je reste dans cette sensation agréable, puis envisage ma problématique à la lumière de ce nouveau ressenti.

 

Curieusement, il ne reste plus que les faits bruts – « Il va partir faire ses études » –, qui ne sont pas accompagnés de la vague d’anxiété et de tristesse habituelle. Malgré tout, une pensée s’immisce : « Cela ne durera pas… » Mes résistances sont là. Bien là.

 

Avec la programmation neurolinguistique

J’identifie mon vrai désir

 

« Prendre du recul, selon Alain Losier, thérapeute spécialisé en programmation neurolinguistique, c’est pouvoir observer une situation d’une façon détachée, en comprenant l’autre et en restant soi, de manière à cerner clairement son rôle, son intérêt et son objectif. Cet exercice pose la question essentielle : “Qu’est-ce que je désire vraiment ?” » La question m’arrache un sourire un peu forcé. Évidemment, en tant que mère, je veux le meilleur pour mon fils. Mais, bien décidée à jouer le jeu, je suis les instructions, comme un bon petit soldat.

 

Dans mon salon, j’installe trois chaises : une pour la mère, une pour le fils et une pour l’observateur ami. Je m’assieds sur la chaise de la mère, la mienne donc, et j’exprime à haute voix mon ressenti : « Je suis angoissée et triste à l’idée de la séparation qui s’annonce. J’ai peur que mon fils ne soit pas assez mature, qu’il lui manque le soutien de sa famille. Puis, égoïstement, j’aimerais profiter encore de sa présence dans la maison… Mille kilomètres, c’est si loin… Mais, en même temps, je veux qu’il se réalise et s’épanouisse… » Je m’assieds sur la chaise du fils, et j’exprime ce que je pense être son ressenti : « Bien sûr, ma famille, la maison vont me manquer, mais j’ai envie de découvrir des choses, de vivre différemment. Je me sens tout à fait capable de vivre de manière autonome. D’ailleurs, je ne serai pas seul, j’aurai mon meilleur ami comme colocataire… Et puis, en cas de problème, une heure et demie d’avion, ce n’est rien ! » Je m’assieds sur la chaise de l’observateur : « Je vois un jeune homme attaché à sa famille, mais qui a besoin de commencer à s’en détacher pour faire ses propres expériences. Sa mère reconnaît le bien-fondé de son désir, et sait que ce cheminement est nécessaire. D’ailleurs, le laisserait-elle partir si elle ne le pensait pas capable de vivre cette expérience ? Au fond, elle est surtout triste à l’idée d’être séparée de son fils. » Je reviens à présent sur la chaise de la mère, et je reçois et reformule le conseil de l’ami observateur : « L’épanouissement personnel et l’avenir de ton fi ls passent par cette expérience. Ton désir le plus cher n’est-il pas de l’aider à se réaliser ? Alors, aie confi ance, en lui, mais aussi en toi. Tu ne cesseras pas d’être mère à mille kilomètres. » Cette phrase paraît si profondément vraie, et en même temps si douloureuse, que ma voix se fêle lorsque je la prononce.

 

Après l’exercice, je me sens à la fois lasse et soulagée : j’ai pu mettre en mots la confiance que j’ai dans les ressources personnelles de mon fils. Troublée aussi de réaliser que je redoute d’être privée de maternité…

 

Avec la visualisation

Je projette la situation en positif

 

« En faisant exister une réalité positive dans notre tête et dans notre coeur, nous lui donnons une existence dans notre vie, m’assure Lise Bartoli, psychologue. Dans cet exercice de visualisation, à faire plusieurs fois par jour, il s’agit de mettre en scène de manière réaliste la version la plus positive de l’événement qui nous perturbe ou nous effraie. » Elle me précise que plus mon énergie psychique sera légère et positive, mieux mon fils vivra son départ et sa nouvelle vie. Inutile de préciser que l’argument fait mouche !

Détendue, assise ou allongée, les yeux fermés, je respire profondément par le nez. J’imagine ensuite mon fils dans sa nouvelle vie, souriant, heureux, épanoui, au milieu de ses amis, jouant de la musique (sa passion). Je le vois marcher dans la rue, étudier, toujours souriant, respirant le bien-être… Je me sens sourire, tant cette vision est réjouissante. Je dois visualiser à présent un rayon de lumière qui part de mon coeur pour rejoindre le sien. Je le vois comme un large ruban doré. Je prononce ensuite cette phrase : « Nous sommes reliés, peu importe où nous nous trouvons. » Je touche là le coeur de ma peur et de ma tristesse. Les larmes me piquent les yeux. Je « crée » maintenant une bulle de lumière qui entoure mon fils, une immense bulle de savon, légère et brillante. Au centre, il sourit, heureux. Je prononce alors cette phrase : « Cette lumière qui enveloppe mon enfant le protégera partout et tout le temps. »

 

Je la répète plusieurs fois comme un mantra dont je sais qu’il n’a pas fini de me servir…

 


Flavia Mazelin-Salvi

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