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Publié par Maître ZEN

Les ateliers du développement durable  

Energie et Développement durable

Pétrole Essence même du fonctionnement de notre monde, tous consomment de l’énergie : transports, industries, commerces, foyers…. Sans énergie on n’avance pas.

Les hydrocarbures, jusque là les plus rentables en matières de transports sont polluants et connaissent une flambée de leurs coûts.

En France, la TIPP est à hauteur de 70% et quelque soit le prix du baril. Elle ne changera pas : fini la TIPP flottante... Une large place était faite aux biocarburants dans le cadre de l’édition 2005 des Ateliers du Développement Durable organisés par le Réseau Idéal… Compte rendu.

  Les énergies nouvelles comme le colza ou l’hydrogène nécessitent un investissement énorme pour leurs installations d’où le fait que seuls les entreprises et les bus utilisent ce genre de carburant.

Les centrales nucléaires coûtent cher et constituent des risques énormes en cas de défaillance.

Les éoliennes ne produisent pas assez pour remplacer les centrales nucléaires. Idem pour les panneaux solaires.


 Les biocarburants constituent  une solution : pourquoi ?

céréales  Ils permettent de réduire notre dépendance vis-à-vis dé pétrole ; c’est d’autant plus important qu’un pays comme Madagascar ne peut que subir le prix du pétrole et bonjour l’inflation qui s’en suit !!!
Avec les biocarburants, pas besoin d’adapter les moteurs de voiture (pour la pile combustible, il faudrait en revanche de nouveaux moteurs, ce qui engendre des coûts importants)

Avec les énergies fossiles, on rejette dans l’atmosphère du CO² qui était dans le sous-sol. Avec les biocarburants, on utilise des plantes (vivant dans l’atmosphère, ce qui fait que l’on ne rejette que du carbone qui était déjà dans l’atmosphère, avec à la clé une pollution minimale.

On est actuellement en surproduction agricole et une bonne partie des terres cultivables par exemple en Europe sont inutilisées, utiliser les plantes pour les biocarburants pourrait trouver son utilité à ces excédents.

Plutôt que d’importer du pétrole, on produirait le nôtre et donc on limite l’inflation ; mieux ! On baisse les coûts puisque si la production est suffisamment importante le biocarburant sera beaucoup moins cher que le pétrole.

  Quelle est l’action des biocarburants sur l’effet de serre ?

  Les radiations solaires réfléchies par la Terre sont piégées par l’atmosphère gazeuse qui l’entoure. Sans ce phénomène naturel, l’effet de serre, la température moyenne sur Terre serait trop basse et il n’y aurait probablement pas de vie.

Or, depuis deux siècles, nos sociétés brûlent des quantités sans cesse croissantes d’hydrocarbures  fossiles, enrichissant de plus en plus l’atmosphère terrestre en gaz  carbonique (CO²).

L’effet de serre est ainsi renforcé, amenant un réchauffement du climat. Prenant conscience de ce risque, les pays européens se sont engagées en 1997, à Kyoto, à réduire de 8% leurs émissions de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990, d’ici 2008-2012.

En fait, si nous voulons limiter le réchauffement climatique, c’est une réduction de 75% qu’il nous faudra atteindre d’ici 2050.

transportLes transports sont plus particulièrement concernés puisque, dépendant presque uniquement du pétrole, ils sont à l’origine de près de 30% des émissions de gaz carboniques, et cette proportion est croissante. Les biocarburants apportent une solution à ce problème. En effet, le végétal, blé, betterave ou colza, se développe en fixant le gaz carbonique de l’air. Transformé en biocarburant et brûlé dans les moteurs, le carbone se retrouve à nouveau  dans l’atmosphère. Au final, ce recyclage permanent limite l’enrichissement de l’atmosphère en gaz carbonique.
  En 2002, l’Ademe et le ministère de l’industrie ont confié à un expert indépendant l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre de différents biocarburants et carburants conventionnels. L’étude montre que pour chaque litre d’essence remplacé par 1 litre d’éthanol on réduit de 75% les émissions de gaz à effet de serre qu’aurait produit ce litre d’essence. Exprimé en équivalent carbone chaque hectare de betteraves transformé en éthanol permet d’économiser 4 tonnes de carbone fossile par an. De plus, la filière biocarburants bénéficie de possibilités de progression significatives puisque l’amélioration des techniques utilisées, notamment lors de la fermentation et de la distillation, permettra de porter cette réduction à 86%.

 Alors… La France va-t-elle enfin s’y mettre ?
  Dominique de Villepin a confirmé en septembre 2005 son souhait d’accélérer le développement des biocarburants : 5,75 % dans les carburants, objectif à atteindre pour 2008 ! Il porte ce taux d’incorporation à 7 % en 2010 et 10 %en 2015.
Le Bio éthanol constitue une nouvelle filière pour l’indépendance énergétique.

La filière éthanol est prête à produire les volumes nécessaires pour atteindre ces objectifs, à condition que le gouvernement lui en donne les moyens.

  Les professionnels rappellent à cet égard que les objectifs ne pourront être atteints que :

   si l’incorporation directe d’éthanol dans les essences est possible. En conséquence, la profession attend les modifications réglementaires nécessaires concernant les spécificités des essences, qui permettront aux distributeurs de carburants d’acheter de l’éthanol et de l’incorporer dans leurs essences

   si le gouvernement décide d’une politique fiscale durable et adaptée au développement de la production

   si les appels d’offres sont lancés immédiatement.


Seule la réalisation concomitante, d’ici la fin de l’année, de ces 3 éléments permettra d’engager à temps les investissements nécessaires pour respecter les objectifs annoncés par le premier Ministre rappellent encore les professionnels.

 L’envolée du prix du pétrole a contribué à vouloir enfin s’intéresser à cette filière !

  Les biocarburants ont bien des atouts : énergies renouvelables contribuant à diminuer certains impacts locaux, comme l’effet de serre. Et, ce sont aussi des perspectives qui s’ouvrent à l’agriculture française pour l’utilisation des friches agricoles, pour des cultures industrielles ou encore pour donner de nouveaux débouchés aux productions.
  5,75%; ce chiffre est dérisoire si on le compare aux chiffres des leaders que sont le Brésil (25%), les USA et même la Suède (5 à 10 %), dans les véhicules essence, sans modification de moteur.
Et pourtant, 5,75% peut paraître, en même temps utopique, car tout reste à faire, la France étant très en retard.

Malheureusement, l’huile brute n’est pas autorisée en droit français, pour être utilisée comme biocarburant. Un projet de loi d’orientation, prévoyant la possibilité d’utiliser les huiles végétales en autoconsommation comme carburant agricole, dans les exploitations sur lesquelles elle aura été produite, à titre expérimental jusqu’au 31 décembre 2007, va être soumis au parlement.
Il est temps que la France prenne son envolée vers une nouvelle énergie renouvelable !  

 Et pourtant, l’Ethanol, ça roule !

Mais carburant  L’AGPM avec 5 collecteurs du Sud Ouest, Aquitaine Industries Innovation et Abengoa Bioenergy (premier producteur européens de bio éthanol et cinquième aux USA) travaillent sur un projet d’implantation d’une usine de 1,25 millions d’hectolitres, nécessitant 300 000 tonnes de maïs pour un investissement de l’ordre de 70 millions d’euros.

L’avenir de ce projet, comme celui des autres, dépendra des engagements du gouvernement et de l’acceptabilité du milieu pétrolier vis-à-vis de l’incorporation de l’éthanol dans les essences qu’ils fabriquent et distribuent. On l’aura compris, des « réticences » politiques et économiques devront être surmontées…

  Les constructeurs automobile, tels Ford, Peugeot, Renault,…, ont compris qu’un nouveau marché s’ouvrait et ont déjà conçu les moteurs de voiture pour incorporer davantage d’éthanol. Ainsi, ils vendent des voitures « Flex-fuel » au Brésil, où les pompes peuvent délivrer un carburant  contenant 85% voire 100% d’éthanol pour ce type de véhicule. La Suède en possède également et a installé des pompes incorporant 85% de bio éthanol. Lors du 56e congrès du maïs, les 13 et 14 septembre,  un représentant de Peugeot a déclaré qu’il était prêt à mettre à disposition ce style de véhicule», pour la « flotte captive », c’est à dire pour les administrations et collectivités
  Est-ce une première main tendue vers l’utilisation croissante et répandue de cette énergie ?

Nul ne le sait. Mais il est clair que les collectivités ont compris cette réelle nécessité et sont venues (très nombreuses) partager leurs expériences sur ce sujet.

  Autre problématique abordée lors de ces journées et qui vient très nettement en contradiction avec les besoins exprimés pour le développement des biocarburants : la culture massive du maïs, qui est remise en cause, chaque année, lors de la sécheresse. Nelly Olin, ministre de l’écologie, a même déclaré qu’il fallait « reculer la culture de maïs » (on n’est pas à une contradiction près dans notre pays…). Pourtant, Christophe Terrain, Président de l’association des producteurs de maïs, signale que seul 1% de l’eau de pluie est utilisé en France. Dès lors, on peut se poser la question de savoir si ce frein au développement d’une nouvelle énergie est bien réel ?...
 

 Autre solution : le biogaz. Pourquoi ?

 Le gaz coûte horriblement cher à Madagascar pourtant il est utilisé par la majorité de la population. Ridiculel!!!
Partout dans le monde, on produit des déchets ménagers... Le biogaz est produit grâce aux ordures ménagères, ce qui engendre ipso facto, une diminution de la dépendance vis-à-vis des matières fossiles importées qui « plombe », elle aussi, les budgets de tout un chacun, « petit » ou « gros » consommateur.
  Et on diminue ainsi le coût de la vie car le biogaz produit de manière suffisante sera moins cher que le gaz…

  De plus, on génère moins de pollution puisqu’on ne rejette que des gaz qui étaient déjà présents dans l’atmosphère
et on pourrait trouver, enfin, une utilité à tous ces déchets qui nous encombrent la vie

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frogmobile 12/04/2006 15:19

Et le biodiesel? Ca fait 4  ans que je roule au biodiesel (à 15c d'Euro quand tout le monde paie 1.35...)

Fanny 07/04/2006 13:21

Les biocarburants c'est bon pour notre bonne vieille terre. Les plus malheureux seront les firmes mondiales des carburants ... et encore ! y a tellement d'enjeux avec les produits pétroliers. Je suis sure que les biocarburants ce n'est pas pour demain, même si on s'en inquiète aujourd'hui.
Les voitures ne sont pas de ceux qui polluent le plus. Qu'allons nous faire des avions ?  des bateaux (de croisière, de l'armée) ? Tu crois qu'ils vont "rouler" au bio ?
Et puis, l'état arrivera bien à y imposer une taxe (ou 2 ou 3) sur les biocarburants... sinon comment ils vont faire là-bas en haut pour survivre ?!