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Publié par Maître ZEN

Elles tiennent un blog et noircissent aussi des carnets, des feuilles éparses. Pour chacune à sa manière, l’écriture représente un sas de décompression, un outil pour mieux vivre, un moment suspendu. Leur témoignage et l’analyse de Dominique Vaudoiset, graphocoach et graphothérapeute, prouvent à quel point l’écriture peut devenir libératrice.

Katrin Acou-Bouaziz

Écrire… pour se libérer ?

« Lorsque je termine un texte, je suis apaisée comme après un orgasme »

Fabienne, 51 ans, secrétaire de rédaction, Scénario Anticrise

« Pour moi, l’écriture est une passion. Elle me nourrit, me fait vivre. Avec le temps, j’ai pu mesurer à quel point j’en avais besoin au quotidien. Je prends des notes constamment, je participe à des concours de nouvelles, j’organise des jeux d’écriture en famille. Les textes « sortent tout seuls » à condition d’avoir suffisamment mûri dans mon esprit. Dans ce cas, je me sens vidée, satisfaite. Lorsque j’ai lancé mon blog en 2013, je suis devenue addict. Je regardais sans arrêt mon audience, mes commentaires. Puis j’ai ralenti, cela était trop chronophage. L’écriture m’apporte beaucoup de plaisir mais aussi de la distance sur le reste de ma vie. La dureté du monde de l’entreprise, les relations avec mes enfants, je peux tout mettre en mots, prendre du recul. Et je me sens moins seule puisque j’ai des lecteurs qui entrent en empathie avec mes problèmes ! Écrire peut aussi être douloureux. Parfois, en me relisant, je suis fière, mais j’ai les larmes aux yeux. Cela a changé mon comportement aussi au travail. Je suis moins « gentille », moins vulnérable, j’ai davantage confiance en moi. Quelque part, j’aimerais bien que certains tombent sur mes textes. C’est ma petite revanche. »

 

Dominique Vaudoiset : « La passion d’écrire de Fabienne jaillit comme une cascade »

« C’est comme un jet d’eau en continu, qu’il faut expulser en urgence, au risque de se noyer. En tout cas, elle l’aide à nager et survivre dans « la dureté du monde de l’entreprise », jusqu’à changer de comportement au travail et même dans ses relations avec ses proches. C’est le procédé du bon vieux journal intime d’autrefois qui fait tampon avec la vie de tous les jours, ses tracas, ses questionnements, ses asphyxies.

Son blog lui permet le transfert intégral de ses écrits pour les partager avec des inconnus en « empathie avec ses problèmes ». Sa confiance en elle s’amplifie, se renforce. Elle s’épate elle-même et s’installe ainsi dans une addiction chronophage avec la compulsion de l’attente des commentaires. Il est alors très important de ralentir, car son écriture va s’épurer d’elle-même.

 

La passion a joué son rôle. Fabienne peut désormais s’apaiser dans sa relation à l’écriture, passer de la jouissance à la joie, goûter sobrement à l’amour tranquille, puissant, inépuisable de la beauté des mots… Celui-là même qui lui met les larmes aux yeux : la douceur d’une fierté qui se suffit à elle-même. Alors, le désir de revanche s’éloigne à petits pas. »

 

« Ecrire me permet d’exprimer ma douleur »

 

Audrey, 24 ans, diplômée en sciences de l’éducation et sciences sociales, Tristesse, j’écris tes maux

« A la suite de plusieurs évènements difficiles (le départ soudain de mon frère de la maison, une rupture amoureuse violente, un deuil), j’ai fait une dépression et passé trois mois dans une clinique psychiatrique. Sur place, lors d’un atelier d’écriture, j’ai découvert que mes textes, qui décrivaient mes états d’âme, bouleversaient les gens. J‘écrivais depuis longtemps mais je n’avais jamais pensé que cela pouvait intéresser des lecteurs. Je ne parviens pas à exprimer ma tristesse ou à pleurer. J’ai toujours peur du jugement des autres. Je ne veux pas imposer ma douleur. L’écriture est une proposition. Si les gens veulent me lire, ils peuvent le faire. Alors on peut dialoguer. Grâce à l’écriture, mes parents me comprennent mieux, ils sont moins « méchants » avec moi. En avril 2016, j’ai proposé mon manuscrit à un éditeur et il sera publié à la rentrée. A travers ce livre ou mon blog, le plus important pour moi est de pouvoir aider les gens qui souffrent. Leurs réactions me soutiennent aussi et me montrent que je ne suis pas seule à vivre la dépression. »

 

Dominique Vaudoiset : « L’écriture est l’outil de libération intérieure d’Audrey »

« Elle pleure à la place d’Audrey, souligne combien ces pertes et ces deuils sont insurmontables, combien l’encre noire soulage. L’écriture est la médecine de son âme.

C’est une potion magique dont elle a découvert l’enchantement en la partageant dans une clinique où d’autres souffrent aussi de ne pouvoir exprimer leur douleur et leur profond chagrin. Il fallait cette halte pour sortir de l’écriture-déversoir en solitaire, puis bloguer et publier.

Mais la tristesse, hélas, est un puits sans fond, un encrier où la plume vient constamment se ravitailler pour gratter la même blessure. Il y aurait une autre façon de recycler l’énergie prisonnière de la dépression : changer de porte-plume, sortir du noir, retrouver les couleurs et découvrir l’écriture de l’âme… au pinceau !

Il suffit juste d’un petit exercice de temps en temps, avec l’autre main, celle qui n’écrit pas. Celle-là est toute neuve, intacte, libre… Audrey pourrait se laisser apprivoiser par cet élan, cette joie de vivre naturelle, innée. Cet art soufflerait quels mots choisir pour mieux les dessiner, les peindre, les soigner dans son cœur profond. »

« Pour moi, l’écriture ressemble à un combat de boxe »

Mélodie, 30 ans,  "La mélodie des jours"

« J’ai toujours écrit : au lycée, sur des carnets ; plus tard, des notes sur mon téléphone. J’ai effacé mes anciens blogs sur un coup de tête, recommencé un nouveau en janvier 2016.Je suis protégée derrière un pseudo (sauf pour ceux qui le connaissent) et en même temps, des inconnus me lisent. C’est paradoxal. Je ne cherche pas le conflit mais je veux déposer ce qui ne va pas, m’en défaire – comme la relation conflictuelle avec mon père, par exemple. Au lieu de ruminer, je me débarrasse. Pour me soulager, m’apaiser. J’envoie les mots. Cela me décharge de toutes mes pensées négatives. Je trouve que c’est le meilleur vecteur de communication qui soit. On peut se relire. A l’oral, je suis trop impulsive. Je me sers aussi de mon blog pour raconter mon quotidien de maman atteinte d’une maladie chronique handicapante. C’est un témoignage pour aider les autres femmes dans ma situation, leur prouver que c’est possible d’avoir un bébé malgré les problèmes de santé. Les réactions et toutes les relations avec la blogosphère me font du bien. Je ne travaille plus alors j’ai encore plus besoin de ces liens, de ces contacts réguliers avec des gens extérieurs à ma famille et mes amis proches. »

 

Dominique Vaudoiset : « L’écriture de Mélodie est son amie, sa confidente secrète, sa thérapeute »

« Elle est à sa disposition chaque matin et chaque soir, fidèle. Déroulant son fil de vie, elle aide Mélodie à découdre et recoudre le tissu familial, entre le conflit et le handicap, au vu et su de tout le monde, au sein de l’univers de la blogosphère. C’est d’autant plus facile que Mélodie est anonyme-pseudonyme : ce qu’elle partage est ainsi universel et touche au cœur ce qui réunit tous les humains, sans aucune distinction.

C’est amical et bienveillant, gratuit. Un terme qui s’apparente à gratitude… Je pense à ces paroles de Carl Rogers : « Ce qui est le plus personnel est aussi ce qu’il y a de plus général. Il m’est arrivé de m’exprimer d’une manière si personnelle que j’ai pensé décrire une attitude que personne ne comprendrait. En pareil cas, j’ai toujours découvert que le sentiment qui me paraissait le plus intime évoquait une résonance chez beaucoup d’autres personnes. J’ai fini par conclure que ce qu’il y a de plus personnel et d’unique en nous est probablement le sentiment même qui, s’il est partagé ou exprimé, parlerait le plus profondément aux autres. »

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