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Publié par Maître ZEN

 

Pas toujours facile de débrancher en vacances. De changer de rythme, de faire le vide, de lâcher prise et d'apprendre à vivre le moment présent sans culpabiliser... Déconnecter est pourtant essentiel pour se ressourcer et retrouver son énergie. 

Flavia Mazelin-Salvi

De l'importance de déconnecter

Nous étions installés sur une petite terrasse au bord de l’eau, détendus, amoureux, quand mon portable professionnel s’est mis à vibrer, raconte Mathilde, 37 ans. Le regard que m’a lancé Philippe m’a fait comprendre que je venais de gâcher le moment. J’avais pourtant promis de l’éteindre, ce satané téléphone! Je n’y suis pas arrivée. Au bureau, les choses bougent énormément depuis trois mois et j’ai du mal à me couper du travail, même pour une journée. Du coup, tout s’est enchaîné : j’ai décroché, j’ai discuté dix minutes avec un collègue… Seule, car Philippe avait changé de table. »

Faisons un petit jeu. À qui vous êtes-vous identifié en lisant ce témoignage? À Philippe, capable de se couper de ce qui pourrait parasiter le précieux moment présent; ou à Mathilde, qui le savourera peut-être davantage une fois qu’elle aura reçu des nouvelles du front professionnel? L’intérêt de cet exercice, ce sont les arguments que vous utiliserez, en toute sincérité, pour prendre la défense de l’un ou de l’autre. Ils vous éclaireront sur votre propre fonctionnement : « Philippe n’a peut-être aucun souci professionnel, il peut donc buller en paix », « Mathilde est réaliste, elle sait que les problèmes ne s’évaporeront pas au soleil ». Si vous enviez « Philippe l’hédoniste » tout en vous reconnaissant dans « Mathilde la connectée », vous avez certainement besoin d’un petit coup de pouce pour cultiver l’art de la pause (voir notre test).

 

Nouvelles technologies et vieilles angoisses

 

Arrêter de penser en boucle, d’enchaîner les gestes automatiques, de faire plusieurs choses à la fois, cela s’appelle déconnecter. Et si l’exercice est moins simple qu’il en a l’air, il est rendu encore plus difficile par l’invasion des nouvelles technologies. En nous interrompant ou en nous gardant potentiellement reliés à un ailleurs – géographique, affectif, professionnel –, elles nous condamnent, de fait, à la séparation du corps et de l’esprit. « Téléphones portables et connexions Internet nous coupent en deux : nous sommes ici et ailleurs, seul et avec quelqu’un d’autre », constate Béatrice Millêtre. Selon la psychologue et psychothérapeute, ces outils censés nous faciliter le quotidien sont tout sauf propices à notre bien-être mental. En nous maintenant sur le qui-vive, dans l’inquiétude de manquer une personne ou une opportunité, ils réactivent nos vieilles angoisses : exclusion, vide, solitude… Et nous privent d’un vrai remède : vivre pleinement le moment présent.

 

Très chères pensées

« Faire le vide dans sa tête pour revenir physiquement et émotionnellement dans l’instant va à l’encontre de ce qui est valorisé dans notre culture : performance, productivité, compétition, anticipation, analyse le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget. Et entre en collision avec tout ce que le mammifère humain développe depuis des milliers d’années : sa capacité à faire travailler son esprit, à fabriquer de la pensée et à la faire coïncider avec la réalité, dans ce que l’on appelle la “fusion cognitive”. » Un exemple : si je pense que je vais être trahi, je mets en place une organisation psychique et matérielle pour y faire face. Or, si je suis de nature anxieuse, pessimiste, et que cette croyance se trouve infondée, le problème est quand même soulevé et ma pensée devient mon pire ennemi. « À force d’interpréter des signaux extérieurs comme excessivement dangereux, elle se met à produire tous azimuts pour essayer de contrôler les dangers », explique Frédéric Fanget, qui souligne la nécessité de travailler sur sa production mentale pour gagner en bien-être psychique et physique.

Plus de sens, moins de stress

« Comparé à la survie matérielle, faire une pause est considéré comme un luxe, note Christophe André, psychiatre et psychothérapeute. Pourtant – dès lors que l’on ne vit pas dans des conditions extrêmement précaires –, ce lâcher-prise conscient est une nécessité pour notre équilibre. Et contrairement à ce que l’on croit trop souvent, il ne s’agit pas de se vider la tête, de cesser d’être intelligent, créatif ou engagé dans sa vie. » C’est un moyen de se mettre en « disponibilité active », assure Lise Bartoli, psychologue et hypnothérapeute, qui conçoit l’art de la pause comme « l’expression d’une vraie maîtrise de soi permettant de ressentir intensément et de façonner sa vie, en conscience ». Le contraire d’un renoncement ou d’un abandon.

Se mettre l’esprit en vacances, n’importe où, n’importe quand ? 
C’est à notre portée.
À tous.

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